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LES ENJEUX DU STATIONNEMENT
Quelques constats :
- Chaque véhicule n’est en circulation que 6% du temps et passe donc 94% du temps en stationnement
- Le nombre de véhicules par ménage étant en constante augmentation, celui de véhicules en stationnement croît de façon continuelle.
- L’espace public est de plus en plus saturé d’infrastructures et d’espaces de stationnement.
Les enjeux :
Les surfaces de parcs de stationnement augmentent l'empreinte écologique des villes et conditionnent l'efficacité du transport automobile, tout en contribuant parfois à l'engorgement. En effet, une offre augmentée de stationnement attire plus de voitures, qui peuvent saturer le réseau routier.
À ce titre des politiques de stationnement s'inscrivent dans les Politiques de transport et d'aménagement du territoire.
Des techniques alternatives pour la gestion des eaux de ruissellement urbain et d'autres alternatives à l'imperméabilisation (enduit à base de caoutchouc, de liège pulvérisé, d’hydrocarbures solides, de produits à base d'huile, de goudrons) et à l'artificialisation (perte des qualités qui sont celles d'un milieu naturel) se développent aussi. A titre d’exemple : les nouveaux parkings sont mieux intégrés dans l'environnement, protégés par des pergolas végétalisées ou des panneaux solaires. Un éclairage plus discret et asservi à des détecteurs de présence peut améliorer la sécurité tout en limitant les consommations électriques et la pollution lumineuse...
De plus en plus de solutions « alternatives » sont trouvées afin de limiter l’impact du stationnement de véhicules sur l’environnement, à défaut pour le moment, de réduire l’impact des véhicules eux-mêmes.
LE PARKING SOUTERRAIN : SECURITE, GESTION ET CONFORT
Dans les parkings souterrains on utilise différentes techniques afin de maximiser la sécurité, d'optimiser la gestion du site et de rendre le parking agréable et simple à utiliser.
Sécurité :
La gestion des accès permet d'augmenter la sécurité et la rentabilité du site. Plusieurs fournisseurs de péages proposent des systèmes de contrôle d'accès. Les ouvrages récents mettent en œuvre de nombreuses transparences destinées à lutter contre le sentiment d'enfermement (porte vitrées, baies vitrées, etc.) que peuvent ressentir les piétons et renforcer l'impression de sécurité.
Gestion du parking :
Les équipements de gestion des parkings vont de la simple barrière manuelle aux systèmes les plus sophistiqués avec reconnaissance de plaque minéralogique et gestion technique centralisée. Les systèmes de guidage à la place sont devenus des éléments incontournables pour améliorer la rotation et la gestion des flux dans les parkings et à leurs abords, apporter un réel confort aux usagers, et réduire l'impact sur l'environnement.
Confort :
Dans les parkings souterrains, on utilise des capteurs d'air afin d'analyser en temps réel le niveau de CO ou CO2 et NO ou NO2. Selon le résultat des mesures la pulsion et aspiration d'air du parking sont activées.
Les parkings sont souvent choisis comme lieu d'action dans les œuvres culturelles telles que les films et les jeux vidéo. Emblèmes d'endroits glauques et dangereux dans les années 60, les parkings modernes s'attachent à recréer un espace accueillant (peinture, éclairage, transparences, etc.). Ils privilégient aujourd’hui un éclairage par lumière blanche. Les halogénures métalliques sont alors une alternative de choix.
LE PARC-RELAIS
Un parc relais ou stationnement incitatif, est un espace de stationnement pour automobiles, situé en périphérie d'une ville et destiné à inciter les automobilistes à accéder au centre-ville en transport en commun : métro, tram, train de banlieue ou bus. Le véhicule est donc remisé dans un espace extérieur ou intérieur jusqu'au retour du passager. Il peut être payant ou gratuit, gardé ou non.
Le parc-relais est une forme particulière de pôle d'échanges puisqu'il encourage l'inter-modalité entre la voiture particulière et les transports publics. Les parcs-relais sont généralement situés au-delà du boulevard périphérique de la ville. Certains permettent aussi le stationnement des vélos et des deux-roues à moteur.
Les sociétés de transport en commun vantent ces parcs en insistant sur la facilité d'accès au centre-ville tout en échappant au trafic automobile et aux coûts de stationnement qu'on y retrouve. On parle également de la réduction de la pollution et, dernièrement, de l'émission de gaz à effet de serre.
Certains économistes reprochent aux parcs relais de favoriser l'habitat périurbain et l'utilisation de l'automobile. Selon eux, les parcs relais contribuent à diminuer la circulation automobile en centre-ville, mais pas en périphérie. Ils estiment que la construction de logements et de commerces sur les espaces dévolus aux parcs relais, espaces par nature bien desservis par les transports en commun, serait plus efficace pour faire baisser la circulation automobile dans toute l'agglomération et pas uniquement dans le centre.